Née en 1973 à Paris, Mouna a obtenu une maîtrise en arts plastiques dans la spécialité « gravure » à l’Institut Technologique d’Art d’Architecture et d’Urbanisme de Tunis en 1995. En 2002, elle a soutenu une thèse de Doctorat en Arts et Sciences de l’Art (option Arts Plastiques) à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne : « L’ombre trace des temps, par une approche photographique». Depuis 1998 elle enseigne les arts plastiques à l’Institut supérieur des Beaux-Arts de Tunis, où elle est actuellement maître-assistant. Mouna a fait quatre expositions personnelles. Elle participe depuis 1993 à plusieurs expositions de groupe en Tunisie, en France, en Allemagne, En Espagne, en Belgique. Elle est sélectionnée pour participer à l’exposition d’art contemporain africain « Africaines », au Festival Panafricain d’Alger du 5 juillet au 20 juillet 2009.
Elle est mère de triplés Emna, Halima et Hamza, nés le 14 Août 2003.
Sa préoccupation primordiale est de garder mémoire d’une action, d’un événement, d’un vécu. Sa vie et son art sont indissociablement liés. De son autoportrait en ombre portée, elle est passée à l’autoportrait numérisé, puis le prolongement à ses triplés. Tout cela suivi dans les différentes étapes d’évolution dans le temps.
" Mon propos est de convertir les rituels quotidiens, les activités les plus basiques, celles du commun des mortels, en général, et celles d’une mère de triplés, en particulier, en processus plastique. Ce processus s’est avéré depuis quelque temps très proche de celui de l’art islamique. Il est, en même temps, contemporain et actuel dans l’approche de la thématique et de la technique, et islamique dans sa forme.
Mon travail est une sorte de trompe l’œil, de leurre, offert aux yeux des spectateurs. Il l’est dans le sens où, de loin, le spectateur a l’impression d’être devant une œuvre qu’il croit comme simple arabesque ou moucharabieh ou, encore, calligraphie, ou bien encore tapisserie, avec des motifs totalement abstraits. De près, il a une autre vision, car il découvre des images très personnelles qui peuvent certainement être typées et qui peuvent même le renvoyer à sa propre vie. Il est, en quelque sorte, devant des compositions qui suivent une certaine logique de répétition et de symétrie - ou d’asymétrie - qui est très proche de la loi de l’art islamique mais qui est, en même temps, propre à moi. En présentant et en multipliant les images/souvenirs de ma vie quotidienne, ces dernières deviennent les témoignages sensibles de la recherche de soi et de la recherche plastique. Je voudrais que mon art soit ancré dans la vie actuelle de tous les jours, et imprégné de la culture arabo-islamique dont je suis issue". Mouna Jemal Siala
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